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Le déficit public revu à la hausse


Les chiffres du déficit public sont à la hausse, les prévisions ne sont pas confirmés...

Le déficit public a atteint 2,7% du PIB en 2007 alors que le gouvernement tablait sur un chiffre de 2,4%.

Il y a d'abord eu la révision à la baisse de la croissance, il y a désormais la révision à la hausse du déficit public. Le déficit de la France a atteint 2,7% du PIB en 2007, soit le même niveau qu'en 2006, alors que le gouvernement avait initialement annoncé qu'il serait de 2,4%. Cette hausse représente environ « 50 milliards d'euros sur la base d'une dépense d'environ 950 milliards d'euros », a assuré le ministre du Budget, Eric Woerth.

Au micro de RTL, le ministre du Budget a précisé vendredi matin que ce décalage de 0,3 point s'expliquait à hauteur de 0,2 point par la hausse des dépenses des collectivités locales. « Il y a une augmentation du rythme de dépenses des collectivités locales qui est compliqué (...). Elles ne dégagent pas suffisamment d'autofinancement pour financer leurs investissements, il y a un vrai problème, une vraie question que nous devons nous poser», a analysé le ministre. L'autre partie de cette hausse du déficit est due à un «retraitement comptable» de la part «des autorités bruxelloises».

Dans un tel contexte, atteindre l'équilibre en 2010 sera chose difficile. La France s'était initialement engagée à tenir ce délai mais avait finalement obtenu des autres Etats membres de l'UE une rallonge jusqu'en 2012 au cas où sa croissance ne serait pas assez forte. Le niveau de la dette augmente également. A 1.209,5 milliards d'euros, la dette a augmenté de 5,2% pour atteindre 64,2% du PIB.

Une croissance révisée à la baisse

Le ministre du Budget a par ailleurs confirmé la révision à la baisse de la croissance française confirmant une tendance déjà annoncée par l'OCDE la semaine dernière. D'après Eric Woerth, la croissance hexagonale en 2008 sera comprise entre 1,7% et 2%. La révision définitive, rendue nécessaire par la crise financière internationale et ses répercussions sur l'économie, doit intervenir à la mi-avril. Selon les prévisions corrigées de l'Insee, le PIB français a progressé de 1,9% en 2007.

Eric Woerth a souligné que le gouvernement avait «mis en réserve» sept milliards d'euros, estimant que le contexte économique mondial défavorable conduirait probablement le gouvernement à «annuler une partie de cette réserve au cours de l'année». «Je pense moins de la moitié», a-t-il estimé. A l'heure où la colère de certaines administrations monte, comme dans l'Education nationale, le ministre du Budget a par ailleurs réaffirmé que le gouvernement allait poursuivre la suppression des postes de fonctionnaires.

Source : le figaro