Si vous voulez en savoir plus sur la croissance Française en 2007, n'hesitez pas à lire l'article suivant....
La croissance française, qui s'était établie à 2,2% en 2006, a légèrement ralenti à 1,9% en 2007, après une progression du produit intérieur brut (PIB) limitée à 0,3% au quatrième trimestre, selon les premiers résultats des comptes nationaux trimestriels publiés, jeudi 14 février, par l'Institut national de la statistique et des études économiques.
L'Allemagne, premier partenaire commercial de la France, a connu une évolution de même nature : en 2006, la première économie de la zone euro avait affiché sa meilleure croissance depuis 2000 avec un taux de 2,9%. Elle a décéléré à 2,5% en 2007, selon les chiffres de l'Office fédéral des statistiques.
En France, le dernier trimestre de 2007 a été marqué, selon l'Insee, par un ralentissement assez sensible de la consommation de ménages (+0,4% après +0,8% au troisième trimestre) et une diminution de 0,2% de la production manufacturière. L'investissement s'est tenu, les exportations ont fléchi (- 0,6%) mais moins que les importations (- 1,4%), les variations de stocks contribuant négativement à la croissance à la hauteur de 0,4 point. Sur l'année, analyse Eric Dubois, chef du département de la conjoncture, la progression du PIB, en légère décélération, est restée proche de la croissance potentielle. "Le contribution du commerce extérieur reste négative. La consommation des ménages augmente (2,1%) mais pas aussi rapidement que le laissait penser l'augmentation soutenue de leur pouvoir d'achat. Il est probable que le taux d'épargne a remonté. Quant à l'investissement des entreprises, il reste dynamique et nettement supérieur (de 3points) à la croissance. C'est un signe positif, cela veut dire que les entreprises préparent l'avenir", relève cet économiste de l'Insee.
PRÉVISIONS REVUES À LA BAISSE
Le gouvernement avait longtemps campé sur des prévisions de croissance plus élevées (au moins 2,25%) avant d'admettre, il y a quelques semaines, que la progression du PIB serait "autour de 2%", voire légèrement inférieure. Pour 2008, il maintient sa fourchette de 2 à 2,5%, le point médian de 2,25% ayant servi à construire le budget.
Les conjoncturistes ont, pour la plupart, revu à la baisse leurs prévisions et s'attendent désormais à une progression du PIB comprise entre 2,1 et 2,2% pour l'OFCE et 1,3% pour BNP Paribas. Selon l'un des économistes de cette banque, Mathieu Kaiser, "la demande mondiale devrait ralentir cette année, notamment en provenance des Etats-Unis.Sur le plan intérieur, la confiance des ménages s'est effondrée le mois dernier à un niveau jamais vu. Leurs intentions d'achat ont également chuté à leur plus bas niveau depuis plus de dix ans. Or elles sont reliées aux dépenses en biens d'équipement (électronique, électroménager, etc.), qui constituent le principal moteur de la consommation. Si on ajoute à cela la hausse de l'inflation, le ralentissement de la baisse du chômage et le resserrement assez fort des conditions de crédit en fin d'année, on a toutes les raisons d'anticiper une croissance faible de 1,3% en 2008."
Jean-Christophe Caffet (Natixis) a retenu une prévision de croissance autour de 1,5 – 1,6% pour cette année. "L'investissement des entreprises devrait être mauvais, notamment en raison d'un resserrement très fort du crédit – ce qu'atteste la dernière enquête de la Banque de France – et de faibles capacités d'autofinancement des entreprises. En revanche, la consommation des ménages sera soutenue, au moins en début d'année, par le paquet fiscal et le déblocage de la participation. Nous avons enfin un filet de sécurité : la consommation des ménages allemands devrait se redresser à 1,6% après -0,2% en 2007. C'est un point positif dans une zone euro où la demande intérieure pourrait ne pas ralentir."
Source : Le monde