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Evaluer le juste prix de votre immobilier


Si vous voulez en savoir plus sur l'immobilier, quel est le juste prix de votre bien ? Quelle est la tendance ?

Combien vaut votre immobilier ? Le marché a changé de tempo, les délais de transaction s'allongent. Et les acheteurs retrouvent des marges de négociation.

Combien vaut mon patrimoine immobilier ? Ceux qui paient l'ISF sont contraints de se poser la question une fois par an, les autres le font à l'occasion d'un nouveau projet immobilier, d'une donation ou du départ à la retraite. Car l'immobilier reste le premier actif des Français. Grâce à lui, ceux qui ont acheté se sont enrichis ces dernières années et un fossé s'est creusé entre ceux qui sont propriétaires et les autres. Mais le marché est entré dans une phase nouvelle. Les statistiques publiées ces dernières semaines, celles des notaires comme celles du Crédit foncier affichent encore des augmentations de prix, mais le rythme a changé. Et, même à Paris, où la hausse des prix annoncée par les notaires est encore de 10% sur un an, le tempo n'est plus le même. Il faut tenir compte de «l'effet rétroviseur». Au premier trimestre, les prix n'ont d'ailleurs pratiquement pas augmenté en Ile-de-France.

Les transactions sont aussi moins nombreuses. En février, elles ont diminué de 5% à Paris et 2,5% en Ile-de-France, selon la Chambre des notaires. Quant aux délais de ventes, ils s'allongent. Selon Century 21, ils sont de l'ordre de 77 jours en France (contre 65 il y a un an). Et l'Ile-de-France n'échappe pas à la règle. «Au premier trimestre 2008, il fallait en Ile-de-France en moyenne 70 jours entre la prise d'un mandat et la signature de l'avant-contrat, soit dix de plus qu'il y a un an», explique Marcel Ricard, le président de la Fnaim Ile-de-France.


Meilleure posture pour négocier


Tassement des prix, allongement des délais de transaction, le marché n'est plus aussi favorable aux vendeurs qu'il y a un an. En période d'euphorie immobilière, ils pouvaient surévaluer un peu leurs biens. La hausse des prix finissait par les rattraper. Aujourd'hui, cette stratégie est plus risquée. La balle revient dans le camp des acheteurs en meilleure posture pour négocier. Sauf, bien sûr, sur certains biens très recherchés, notamment les appartements d'exception, un micromarché sur lequel la présence d'acheteurs étrangers fausse la donne. Dans un contexte moins porteur, les acheteurs sont devenus plus exigeants. Ils sont plus attentifs par exemple aux charges de copropriété, qui se sont envolées ces dernières années. Des charges élevées deviennent ainsi un facteur négatif dans une évaluation. En revanche, les Français n'achètent pas encore dans l'ancien en fonction de critères de développement durable. Le récent diagnostic énergétique, désormais obligatoire lors d'une cession, ne semble ainsi pas avoir d'incidence sur les prix.

Source : Le Figaro